Message du président

K.R. Ravindran

Président 2015-2016

Février 2016

Dans la vie, les expériences les plus significatives sont parfois les plus brèves. Elles ne durent que quelques jours, quelques heures ou quelques instants. Ce sont des souvenirs qui resteront gravés dans notre mémoire et qui resteront vivaces bien des années plus tard. Ce sont des instants qui soudainement dévoilent d'autres facettes, qui nous aident à comprendre ce qui était resté obscur et qui établissent des rapprochements inattendus.

Pour moi, cette année au Rotary ne ressemble à aucune autre. J'ai voyagé à travers le monde, traversé pays et continents. J'ai découvert de nouveaux endroits et je suis retourné avec plaisir dans d'autres que je connaissais déjà mais que j'ai observé pour la première fois au travers du prisme du Rotary.

Lorsque vous voyagez pour le compte du Rotary, vous avez une perspective et un but différents. Vous vous rendez compte que vous faites partie d'un tout. Lorsque vous montez dans un avion ou un train, ou quittez votre domicile aux aurores, vous partez peut-être à l'aventure. Mais une fois arrivé à destination, vous ne serez pas accueilli par des inconnus, mais par des Rotariens chaleureux. Il y aura du travail à accomplir, quelque chose à apprendre, et peut-être quelque chose à enseigner.

Vous aurez des liens à tisser, des amitiés à forger et des souvenirs à conserver toute votre vie.

Cette année, j'ai été ce voyageur et j'ai été accueilli par des Rotariens du monde entier. Dans quelques mois, du 28 mai au 1er juin, je vous invite à partager mon expérience : permettez-moi de vous accueillir en Corée du Sud pour la 107e convention du Rotary.

Les Coréens ont un dicton : 사람이 나면 서울로 보내라 qui peut être traduit par « Lorsqu'une personne est née, envoyez-la à Séoul ». Séoul est en effet une ville qui regorge d'opportunités : une destination enchanteresse et riche en traditions, avide de modernité et avec une culture hors du commun. Mais si je vous invite à nous rejoindre, c'est aussi pour vivre des instants inoubliables en compagnie d'amis Rotariens.

Pendant quelques jours, vous vivrez le Rotary que je connais : dans toute sa diversité, avec sa chaleur et tout son potentiel. Vous serez accueilli comme un vieil ami par des gens que vous n'avez jamais rencontrés. Vous partagerez des idées même si vous ne parlez pas la même langue. Vous serez émerveillé d'apprendre ce que le Rotary a accompli et repartirez avec l'envie d'en faire davantage.

Avant que cette année rotarienne n'arrive à son terme, je vous demande de faire ce que j'ai fait : quitter son domicile, monter dans un avion et partir à l'aventure avec le cœur et l'esprit ouverts, confiant que le Rotary sera là pour vous accueillir. Rejoignez-moi et vos amis Rotariens pour la Convention en Corée, une passerelle vers le monde.


Janvier 2016

La tradition hindoue rapporte l'histoire de deux sages, Shaunaka et Abhipratari, fidèles du dieu du vent Prana, dont le déjeuner est interrompu par un mendiant.

« Ne nous dérange pas à cette heure », répondent les deux sages au jeune homme en quête de nourriture, qui, surpris, insiste.

« Dites-moi, honorables hommes, quel dieu vénérez-vous ? »

« Prana, le dieu du vent », répondent-ils sans hésitation.

« Savez-vous que le monde commence et se termine par un souffle, et que le souffle emplit l'univers ? »

Piqués par l'insolence du jeune homme, les deux sages répliquent sèchement : « Bien entendu que nous le savons ! »

« Et bien, si Prana emplit l'univers, alors il m'emplit également puisque je suis une partie de l'univers. Il est dans ce corps affamé, qui mendit pour une poignée de riz ! Et en me refusant l'aumône, vous la refusez au Dieu que vous déclarez servir. »

Les sages invitent alors le jeune homme à partager leur repas. Car ils comprennent à cet instant qu'en ouvrant la porte à l'homme qui demande leur aide, ils servent un but plus large.

Notre expérience au Rotary est en grande partie fondée sur une démarche caritative locale. Nous nous retrouvons chaque semaine, aux mêmes endroits, autour des mêmes amis. Si certains d'entre nous participent d'une façon ou d'une autre à une action internationale, le Rotary que nous connaissons et partageons au quotidien reste un concept local. Il peut être facile d'oublier l'image plus large que représente notre organisation, et la signification réelle de notre action.

L'impact que vous avez en tant que membres du Rotary, individuellement et au travers du club, est décuplé par la puissance de notre nombre. Lorsque vous aidez une personne malade, illettrée ou en difficulté, l'incidence peut sembler dérisoire. Détrompez-vous, car la puissance du nombre, de chacune de nos actions et de nos dons se traduit par l'impact que nous recherchons : Faire don de soi au monde.


Décembre 2015

Lorsque les armées alliées libèrent les Pays-Bas en 1945, elles découvrent un pays au bord de la famine. Émus par tant de souffrances, et particulièrement les visages des enfants, quatre soldats canadiens postés près d'Apeldoorn décident alors d'organiser le plus beau Noël possible.

Ils passent donc parmi leurs camarades pour collecter du chocolat, des chewing-gums, des bonbons et des bandes-dessinées. Ils construisent aussi des jouets en bois et l'un d'eux se risque à vendre sa ration de cigarettes au marché noir pour pouvoir acheter des poupées de chiffon. Chacun redouble d'efforts pour illuminer ce Noël.

Le 1er décembre, quatre sacs ont été remplis de cadeaux et les soldats attendent impatiemment le 25. Deux jours plus tard, ils apprennent cependant qu'ils doivent repartir pour le Canada dès le 6 décembre, plusieurs semaines avant Noël. Heureux et tristes à la fois, ils décident que la meilleure idée est de déposer les sacs dans un orphelinat local.

La nuit avant leur départ des Pays-Bas, ils se rendent donc tous les quatre à l'orphelinat, l'un d'eux s'étant même sommairement déguisé en Père Noël. Sur le chemin, ils sont surpris d'entendre les cloches des églises sonner à la volée et de voir les maisons décorées alors qu'il reste plusieurs semaines avant le 25 décembre. Lorsque qu'ils approchent de l'orphelinat, ils devinent les enfants derrière les fenêtres – deux douzaines de garçons et de filles – réunis autour d'un maigre repas.

Le « Père Noël » frappe à la porte et le tumulte des enfants se change en silence assourdissant. Un prêtre ouvre la porte l'air étonné et les enfants se ruent sur le soldat déguisé en Père Noël en criant de joie. Même s'ils étaient encore à trois semaines de Noël, ils étaient parfaitement à l'heure. Aux Pays-Bas, en effet, Sinterklaas arrive le 5 décembre, veille de la Saint Nicolas.

Pendant une heure, la pièce se remplit de joie au fur et à mesure que les cadeaux sont distribués, les sucreries partagées et les poupées étreintes. Le dernier camion en bois et la dernière barre de chocolat reviennent à un jeune garçon qui attend patiemment son tour dans un coin. Après avoir remercié les soldats, il se tourne vers le prêtre et lui dis quelque chose en hollandais qui illumine son visage d'un grand sourire. Un soldat l'interroge sur ce que l'enfant vient de lui dire et le prêtre, les yeux remplis de larmes lui répond : « il m'a dit, 'nous vous avions bien dit qu'il viendrait' ».

En apportant de la joie dans le monde, nous sommes véritablement ceux qui reçoivent un cadeau. En cette période de fêtes de fin d'année, partageons ce qui nous a été donné avec les autres. C'est au travers de nos actes de bonté, de notre générosité et de notre gentillesse, dans nos clubs et grâce à notre Fondation, que nous pouvons faire don de nous au monde.


Novembre 2015

Par un beau matin de cette fin de juin 1991, une camionnette circule dans les rues encombrées de Colombo, la capitale du Sri Lanka. Elle arrive au poste de commandement du Ministère de la défense où elle est stoppée pour être inspectée. Ses deux occupants font alors exploser leur cargaison : plusieurs tonnes d'explosifs.

Le toit de l'immeuble est entièrement soufflé par la déflagration. Des débris sont projetés dans un rayon de plusieurs pâtés de maisons. L'attentat suicide fait au total 21 morts et 175 blessés, parmi lesquels de nombreuses élèves de l'école de filles voisine. Ma maison, située à un kilomètre du Ministère n'est pas épargnée et toutes les fenêtres sont soufflées. Ma femme se précipite alors dans la direction de l'explosion, vers l'école de notre fille.

Elle a neuf ans. Ce matin-là, elle avait oublié sa trousse à la maison. Au moment de l'explosion, elle sort de la papeterie où elle vient d'acheter des stylos. Ses oreilles se mettent à siffler et elle voit apparaître dans un nuage de sable et de poussière une foule ensanglantée et en état de panique. Quelqu'un l'amène dans le jardin de son école sinistrée où elle attend que l'on vienne la chercher. Ma femme la retrouve et la ramène à la maison.

Le Sri Lanka est aujourd'hui un pays en paix et en plein essor visité par plus de deux millions de touristes chaque année. Notre guerre civile est désormais derrière nous et notre nation à un avenir prometteur. Cependant, dans notre monde aujourd'hui, les pays en conflit sont une majorité et près de 59 millions de personnes ont été déplacées en raison de la guerre et de la violence.

Mais au Rotary, nous croyons fermement à la paix dans le monde – non pas par idéalisme, mais par expérience. Nous avons constaté que les conflits les plus tenaces pouvaient être résolus lorsque les protagonistes ont plus à perdre en se combattant qu'en travaillant ensemble. Nous avons vu ce qu'il peut arriver lorsque nous abordons la construction de la paix sous un angle nouveau, comme par exemple au travers de notre programme des Centres du Rotary qui produit des experts dans la prévention et la résolution des conflits. Notre objectif est qu'ils trouvent de nouvelles approches non seulement pour arrêter les guerres, mais aussi pour empêcher qu'elles n'éclatent.

Parmi les centaines de diplômés des Centres du Rotary pour la paix, deux sont originaires du Sri Lanka, et issus des deux camps de notre ancienne guerre civile. Ils ont étudié ensemble. Dans les premières semaines du programme, ils essayaient de se convaincre l'un l'autre du bien-fondé de leurs convictions. Cependant, semaine après semaine, ils ont appris à respecter l'opinion de chacun et sont aujourd'hui de bons amis. Lorsque que je les ai rencontrés et qu'ils m'ont raconté leur parcours, cela m'a donné espoir. Si un fossé de 25 années de souffrance et d'amertume avait été comblé par le Rotary, alors, tout était possible.

Nous ne pouvons pas combattre la violence par la violence. Faire don de soi au monde consiste à utiliser comme armes l'éducation, la compréhension mutuelle et la paix.


Octobre 2015

Le mois dernier, le Nigeria a été retiré de la liste des pays endémiques de la poliomyélite après une année sans cas de poliovirus sauvage. Il s'agissait du dernier pays africain endémique. Aujourd'hui, seuls deux pays (l'Afghanistan et le Pakistan) hébergent le dernier réservoir de poliovirus endémique. À l'heure où ce magazine va sous presse, seules quelques douzaines de cas de polio ont été recensés en 2015.

On ne saurait trop insisté sur l'importance d'une telle réussite. La poliomyélite existe depuis des millénaires. Elle tourmente l'humanité depuis l'Antiquité. Aujourd'hui, grâce au travail du Rotary et de ses partenaires, la fin est en vue. Le compte à rebours se fait en mois et non plus en années.

Nous devons néanmoins prendre garde car notre succès est aussi fragile qu'il est monumental. Nous avançons lentement mais sûrement, inexorablement, grâce à des efforts colossaux et inlassables. Nous continuons de vacciner des centaines de millions d'enfants avec de vastes campagnes synchronisées. Nous sommes constamment sur le qui-vive pour prévenir toute nouvelle épidémie. L'envergure pure de cet effort – la coordination, le coût et l'engagement nécessaires – est presqu'inimaginable.

Certains se demandent pourquoi de tels niveaux de vaccination et de surveillance sont encore nécessaires alors que la maladie a presque disparu. La réponse est simple : nous n'avons pas d'autre option. Sans cela, nous risquons de réduire à néant des dizaines d'années de travail. Nous savons trop bien que la polio peut facilement réapparaître. Nous savons que les progrès réalisés peuvent être aisément effacés. Ces raisons expliquent pourquoi les mois à venir seront d'une importance cruciale. Nous avons besoin de vous pour sensibiliser, recueillir des fonds et maintenir notre élan. Nous avons besoin de vous pour poursuivre ce combat jusqu'à la victoire finale.

Le 24 octobre, nous célébrerons la Journée mondiale contre la polio. J'espère que ce jour-là chacun d'entre vous participera d'une manière ou d'une autre à nos efforts d'éradication de la polio. Je sais que vous serez nombreux à promouvoir cet événement dans vos clubs et vos districts. Pour ceux qui n'ont encore rien prévu, ce n'est pas trop tard. Consultez endpolionow.org pour trouver des idées, des outils, des communiqués de presse et d'autres moyens de participer. Vous trouverez également des liens pour suivre l'événement en direct ou visionner son enregistrement que vous pourrez également diffuser sur les réseaux sociaux.

Ce combat qui est le nôtre, initialement un combat contre la polio qui s'est transformé en combat contre la haine, l'obscurantisme et la peur, est une lutte que nous allons gagner. Elle sera bientôt gagnée. Et lorsqu'elle sera gagnée, le Rotary dans son ensemble pourra alors parler de son épopée à des enfants qui ne verront plus jamais des attelles ou un poumon d'acier et connaîtront un monde où la polio ne représente plus une menace.

Que vous soyez Rotarien à Kano, à Peshawar ou à Swat, à Séoul, à Madrid ou à Chicago, vous êtes un acteur de cette épopée dont vous seul pouvez écrire le rôle. Je vous demande de l'écrire avec soin car vous pourrez être fier de cette magnifique aventure.


Septembre 2015

Un jeune homme robuste trouve un emploi de bûcheron. Il se met au travail avec enthousiasme. Le première semaine, il abat 18 arbres et en fait des bûches. La deuxième semaine, il travaille avec tout autant d'ardeur mais est surpris de n'avoir coupé que 11 arbres. La troisième semaine, il est au labeur du matin au soir mais ne réussit qu'à couper six arbres. Découragé, il se rend au bureau du contremaître pour lui présenter sa démission : « Mes forces m'abandonnent. Je ne peux plus couper autant d'arbres qu'avant. »

Le contremaître toise le jeune homme qui lui semble en pleine possession de ses forces. « As-tu pensé à aiguiser ta hache ? », lui demande-t-il.

« Aiguiser ma hache ? Mais qui a le temps d'aiguiser sa hache ?, répond le jeune homme avec indignation. Je suis bien trop occupé à couper du bois. »

Lorsque nous ne réalisons pas les progrès souhaités, notre tendance est de redoubler d'efforts. Parfois, la meilleure réponse n'est pas de travailler avec plus d'acharnement mais avec plus de discernement. Nous devons vérifier l'état de nos outils et revoir nos procédures.

Utilisons-nous efficacement nos ressources ? Ou acharnons-nous à couper du bois avec une hache émoussée ?

Ces 20 dernières années, la croissance de l'effectif a été un sujet incontournable au Rotary. Nous n'avons pas arrêté de fixer des objectifs et de lancer des campagnes dans le but d'avoir de plus en plus de membres. Et quel est le résultat ? Nous stagnons.
Il est grand temps d'aiguiser nos outils. Au lieu de se poser la question « Comment pouvons-nous attirer davantage de membres au Rotary ? », nous devrions nous demander « Comment pouvons-nous rendre le Rotary plus attrayant pour qu'ainsi ils soient plus nombreux à nous rejoindre et moins nombreux à nous quitter ? »

C'est ce que vise à accomplir le nouveau programme Rotary Global Rewards que nous venons de lancer en juillet. Ce programme innovant permet aux membres du Rotary d'obtenir des offres et des remises sur des produits et services à travers le monde. Les Rotariens peuvent également participer à ce programme en proposant des tarifs préférentiels pour leurs propres services. Les entreprises avec lesquelles nous avons signé un contrat peuvent reverser une part des profits réalisés sur chaque transaction à la Fondation et plusieurs ont déjà accepté de le faire. La liste des offres sera mise à jour mensuellement et je vous encourage à vous inscrire dès aujourd'hui sur Mon Rotary à Rotary.org pour les consulter. Plus nous aurons de Rotariens y participant, plus le programme sera solide et avantageux.

Plus qu'un programme de fidélité, Rotary Global Rewards représente un plus pour nos membres et leur permet de tirer davantage profit du réseau que constitue le Rotary. Il s'agit d'un autre moyen d'associer les affaires au service. Et cela ajoute un plus au fait d'appartenir au Rotary. Rappelons-nous que la question que se posent les membres potentiels est « Qu'est-ce que cela va m'apporter ? ». Nous devons prouver la valeur du Rotary en leur montrant que, comme cela a été le cas pour nous, rejoindre un club enrichira leur vie.


Août 2015

Dans les années 30, Ole Kirk Christiansen, un menuisier danois, avait un écriteau accroché sur l'un de ses murs sur lequel on pouvait lire Det bedste er ikke for godt : « Le meilleur est tout juste bon ». Aujourd'hui, nous nous rappelons de cet homme comme de l'inventeur de Lego, ces briques colorées tant appréciées des enfants du monde entier. Ce que l'on sait moins, c'est qu'aux débuts de la société Lego, son produit phare était un canard en bois de très grande qualité, fabriqué en hêtre et recouvert de 3 couches de vernis. L'histoire de l'entreprise relate comment Ole Kirk Christiansen s'est servi de ce canard pour enseigner la qualité à son fils Godtfred Kirk :

Un soir, alors que je rentrais dans son bureau, j'ai dit à mon père : « La journée a été bonne. Nous avons gagné un peu d'argent ». Mon père m'a alors répondu : « Oh, que veux-tu dire ? ». « Et bien, je suis allé à la poste expédier deux boîtes de canards en bois pour la coopérative danoise. Normalement, nous appliquons trois couches de vernis, mais comme c'est pour la coopérative, je n'en ai appliqué que deux. J'ai donc fait des économies ». Il m'a jeté un regard consterné. « Godtfred, va chercher ces boîtes et vernis une nouvelle fois ces canards. Tu n'iras pas te coucher tant que ce ne sera pas fait ». Ce n'était pas la peine de discuter avec papa. Ce fut une bonne leçon sur l'importance de la qualité.

Aujourd'hui, la qualité de fabrication de Lego est légendaire et il produit les jouets les plus populaires au monde. On compte ainsi 86 pièces de Lego pour chaque être humain sur la planète.

La réussite de Lego est le résultat direct de ses pratiques d'entreprise – son obsession pour la qualité, l'efficacité et l'innovation. Cela est tout à fait comparable à nos efforts en matière de gouvernance et de responsabilité, ici au Rotary, et je pense que nous ne respectons pas toujours les normes fixées.

Les dirigeants du Rotary International, des zones, des districts et des clubs doivent se conformer aux plus hauts standards en matière de gouvernance. Le président international et les administrateurs doivent servir au mieux les membres ; les dirigeants de zone doivent rentabiliser l'investissement fait en eux par le Rotary ; les dirigeants de district doivent faire preuve de leadership et se concentrer sur la transparence et la responsabilité financière ; et les dirigeants de club doivent signaler leurs activités et enregistrer leur club sur Rotary Club Central.

Tout comme Ole Kirk Christiansen a refusé d'envoyer un produit de moindre qualité à ses clients, nous ne devons pas relâcher nos efforts. Nous devons toujours donner le meilleur de nous-mêmes – dans nos vies professionnelles comme au Rotary.

Au Rotary, notre produit n'est pas un canard en bois ou une brique en plastique. Il s'agit de l'éducation, de l'eau, de la santé et de la paix. Il s'agit de l'espoir et de la vie elle-même. Pour cette raison, le meilleur est tout juste bon. Je vous demande de vous en rappeler et de faire de votre mieux pour Faire don de soi au monde.