Elle ne pense qu'à l'effectif

Pour Kristi Govertsen, l'important pour impliquer les gens au Rotary est d'identifier ce qui les intéresse et de leur donner les moyens de s'investir.
Photo : Daniel Hedrick

Kristi Govertsen a une stratégie bien à elle pour recruter. À plus de 30 reprises l'an dernier, elle s'est rendue dans des districts de l'ouest américain pour y faire des présentations et suggérer, entre autres, qu'il est possible pour le Rotary d'attirer de nouveaux membres d'un type différent de celui que l'on a l'habitude de voir dans les réunions de club. Elle demande par exemple directement aux gens de déjeuner avec elle, non pas pour devenir membre du Rotary, ni bien souvent pour discuter de l'idée, mais juste pour créer des connexions.

« Les gens ont un désir de contacts, le besoin d'exprimer ce qu'il y a de bon en eux, dit-elle. Les aider à le faire est bien pour eux et peut bénéficier au Rotary. »

Il y a 10 ans, un ami de la famille l'a invitée à un déjeuner et à participer à une action de son club un samedi après-midi sous la pluie. « Nous n'avions pas les mêmes convictions politiques ou religieuses mais tout le monde avait pris une pelle, sous la pluie, avec le sourire, et ce fut le coup de foudre, » se souvient-elle. Elle rejoindra un peu plus tard le Rotary club d'East Portland.

Aujourd'hui elle voit les générations X et Y comme un terreau fertile pour les organisations comme le Rotary.

« La génération Y est celle de la connexion globale. Ils sont en permanence connectés avec d'autres membres de leur génération aux quatre coins du monde. Toutefois, ils ne sont pas naturellement attirés vers le Rotary dont seuls 11 % des membres a moins de 40 ans, fait-elle remarquer. Pour augmenter ce chiffre, les clubs doivent laisser les membres les plus jeunes tracer leur propre voie et leur donner des responsabilités. »

Lors de ses visites, ses présentations multimédia montrent, photos, chiffres et graphiques à l'appui, que seule une minorité de Rotariens amène des invités aux réunions ou travaille pour recruter de nouveaux membres. Elle s'appuie sur des chiffres et des faits qui marquent l'opinion comme cette statistique indiquant que seulement 15 % des Rotariens ont un jour demandé à quelqu'un de devenir membre.

Ces présentations sont vraiment très dynamiques et le public apprécie le fait qu'elle parvienne à rendre passionnant un sujet austère comme l'effectif. Certains parlent même de sa façon révolutionnaire d'aborder le développement de l'effectif. Et les résultats sont positifs : l'effectif du district 5030 (États-Unis), en baisse constante depuis 5 ans, est aujourd'hui en hausse, même parmi les moins de 40 ans.

Il s'agit pour elle de donner des responsabilités aux gens, de faire ressortir ce qu'ils ont en eux pour l'apporter au Rotary. Elle est passionnée par les stratégies pour y parvenir : faire preuve de bienveillance, écouter les autres, aller au-devant d'eux.

Tiré d'un article paru dans le numéro d'octobre 2013 de The Rotarian

22-Nov-2013
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