Un peu de spontanéité pour de meilleures idées

Tous les jeudis, des membres du Rotary club de San Luis Obispo, aux États-Unis, se réunissent de manière informelle dans la boutique d'un membre. On ne compte plus les idées d’actions dont ils sont à l’origine.
Photo : Photo : Kim Lisagor

Le cofondateur d'Apple Steve Jobs a dit un jour que la créativité n'était que le résultat de réunions spontanées et de discussions improvisées. « Vous rencontrez quelqu'un à qui vous demandez ce qu'il est en train de faire, vous êtes impressionné et vous en tirez toutes sortes d'idées ».

À l'opposé, les réunions des Rotary clubs sont souvent structurées pour être efficaces et les discussions informelles cessent lorsque la réunion officielle débute. Mais il est toujours possible de faciliter les interactions qui vont faire émerger la prochaine bonne idée.

Les réunions

L'endroit où vous vous réunissez joue un rôle important, tout comme le mobilier. Le Rotary club de Newcastle Enterprise en Australie avait pris l'habitude d'arranger les tables en U pour que tout le monde puisse voir l'intervenant mais cela limitait les conversations. Le club utilise donc désormais des tables rondes. Cela permet également de créer une ambiance plus détendue. De son côté, le club de Lawrenceburg aux États-Unis dispose d'une salle privée dans un parc local qui semble lui donner un caractère unique. Les membres peuvent s'exprimer plus librement que dans un endroit public et cela permet des réunions plus animées, voire tumultueuses.

En ligne

Même si cela ne semble pas évident au premier abord, communiquer par e-mail ou via les réseaux sociaux entre les réunions permet souvent d'augmenter les échanges. Le Rotary e-club One du district 5450 aux États-Unis est ainsi composé de plus de 70 membres répartis sur 5 continents. Comme ils échangent principalement en ligne, les dirigeants du club essaient d'animer les discussions en postant un sujet par semaine sur le forum du club et en laissant une semaine aux membres pour en discuter. Les échanges de la semaine constituent la réunion hebdomadaire.

Au niveau local

Misha Garafalo, présidente du Rotary club de Shorewood aux États-Unis a interrogé ses membres et appris qu'ils souhaitaient avoir plus d'opportunités au niveau local. Elle a donc organisé des visites d'agences gouvernementales qui ont permis aux membres de rencontrer des personnes partageant leur état d'esprit et leurs centres d'intérêt. D'autres clubs organisent une réunion par mois au cours de laquelle il n'y a pas de programme établi et les membres peuvent laisser libre cours aux discussions.

Dans mon propre club, celui de San Luis Obispo aux États-Unis, les membres les plus impliqués sont ceux qui se réunissent chaque semaine de manière informelle à l'occasion du marché local. Tous les jeudis soirs, ils se rendent ainsi dans la boutique de l'un des membres fondateurs pour des discussions interminables autour d'un cigare. On ne compte plus les idées d'actions dont ils sont à l'origine.

Cette effervescence d'idées n'est pas le fruit de la réflexion d'experts ou de hauts dirigeants. C'est la réflexion collective d'un groupe d'amis - ressemblant beaucoup aux premiers Rotariens réunis à Chicago par Paul Harris il y a plus d'un siècle- qui cherchent à améliorer leur communauté.

Extrait d'un article paru dans le numéro de décembre de The Rotarian.

11-Feb-2014
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