Une nouvelle approche du Rotary

Katie Ehlis, a member of the Rotary Club of Denver Southeast, Colorado, USA, talks about attracting younger members to Rotary during a leadership training event.
Photo : Rotary Images.

L'emploi du temps d'une jeune professionnelle s'adapte souvent mal à la structure traditionnelle d'un club. C'est là un problème que connaît bien Kathie Ehlis qui, arrivée à Minneapolis, a visité plusieurs Rotary clubs sans trouver chaussure à son pied.

« J'ai rencontré des gens fantastiques sans jamais trouver le club qui me correspondait vraiment, explique-t-elle. En début de carrière, je ne pouvais pas me permettre d'arriver au travail en retard une fois par semaine ou de prendre deux heures au moment du déjeuner pour assister à une réunion, sans compter que les cotisations étaient élevées pour quelqu'un démarrant dans la vie active. »

En 2010, elle crée donc le Rotary club de South Metro Minneapolis Evenings et en assume la présidence. Actuellement, la plupart des membres ont entre 20 et 40 ans.

Le club se réunit le soir mais pas forcément toutes les semaines et ne sert pas de repas pour limiter le montant des cotisations. Une réunion par mois se déroule dans un hôtel de la ville avec la participation d'un intervenant et permet aux membres du club de se retrouver autour d'un verre. Une autre réunion est remplacée par la participation à une action. « Le turnover est élevé mais nous formons des Rotariens passionnés, explique-t-elle. Et ceux qui déménagent rejoignent souvent un autre club ou créent le leur. »

Après avoir déménagé  à Denver en 2011, Kathie a rejoint le Rotary club de Denver Southeast. « C'est un super club avec une énergie unique, explique-t-elle. Je conserve aussi toujours des contacts étroits avec mon ancien club à Minneapolis. »

Son ambition est de continuer à amener du sang neuf au Rotary sans toutefois se focaliser uniquement sur les jeunes. « Je me concentre sur le recrutement d'une nouvelle génération de Rotariens mais l'âge n'est pas nécessairement le seul critère », dit-elle. Elle explique aussi que les membres veulent avoir la possibilité de se connecter aux réunions et aux conférences par Skype lorsque qu'ils ne peuvent pas y assister et que des jeunes professionnels, prêts à avoir d'emblée un impact dans leur club, désirent être impliqués rapidement dans les prises de décision.

Article paru dans le numéro d'août 2012 du magazine The Rotarian

1-Jul-2013
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