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Photo gracieusement fournie par Rotary International
En grandissant dans les montagnes du Tennessee, aux États-Unis, Dolly Parton avait peu de temps pour lire. Avant et après l’école, elle et ses 11 frères et sœurs avaient des tâches à faire : aller chercher de l’eau au puits, cuisiner sur le poêle à bois et s’occuper du potager. Son père, cultivateur de tabac, n’a jamais appris à lire.
L’enfance pauvre de Parton et l’analphabétisme de son père ont inspiré la légende de la musique country à lancer un programme de livres pour enfants en 1996. Elle a commencé dans son comté natal de Sevier. Aujourd’hui, ce comté compte environ 80 000 habitants, alors que sa population était de 60 durant sa jeunesse — « et 36 d’entre eux étaient des Parton », dit-elle.
L’Imagination Library de la Dollywood Foundation offre un nouveau livre chaque mois aux enfants de la naissance à l’âge de cinq ans, en commençant par The Little Engine That Could. À ce jour, le programme a livré plus de 23 millions de livres à des enfants d’âge préscolaire au Canada, au Royaume-Uni et aux États-Unis. Il y a un an, l’organisation de Parton et Rotary International se sont associés pour faire avancer l’initiative, qui coûte 28 $ US par enfant chaque année. Plus de 140 clubs participent.
Parton prononcera une allocution principale le 23 juin à la convention du rotary international 2010 à Montréal, Québec, Canada.
Actrice, auteure-compositrice et chanteuse, Parton a remporté sept Grammy Awards et a été intronisée au Country Music Hall of Fame en 1999. Sa comédie musicale de Broadway, 9 to 5, basée sur le film, sera en tournée plus tard cette année. Ce mois-ci marque aussi le 25e anniversaire de son parc thématique Dollywood, à Pigeon Forge, au Tennessee.
La plupart des organismes philanthropiques aident seulement les pauvres. L’Imagination Library a éliminé le revenu de l’équation en offrant des livres à tous les enfants, peu importe les finances de leur famille. Pourquoi? Je n’ai jamais voulu qu’un enfant ou une famille ait l’impression de recevoir des livres parce que quelqu’un avait décidé qu’ils devaient être pauvres ou défavorisés. Je veux que les enfants sentent que s’ils reçoivent un livre, c’est parce qu’ils ont moins de cinq ans et que leur collectivité les aime. Et j’ai aussi un côté pratique : si nous devions assumer le fardeau de décider qui était admissible et qui ne l’était pas, nous consacrerions plus de temps et d’argent à déterminer l’admissibilité des gens qu’aux livres.
Comment le rotary a-t-il soutenu votre travail? Le rotary a été un partenaire formidable. Il nous a aidés de toutes sortes de façons — en faisant connaître l’initiative, en la finançant, en trouvant d’autres personnes pour aider à la financer, et aussi en inscrivant beaucoup d’enfants. Il ne faudra pas longtemps avant que nous envoyions des livres à 600 000 enfants par mois.
Quelle est votre impression des rotariens que vous avez rencontrés? Je ne fais jamais vraiment attention à ce que sont les gens; je m’intéresse plutôt à qui ils sont. Toutes les personnes que j’ai rencontrées étaient chaleureuses, aimantes, attentionnées — et vraiment très drôles!
Avez-vous un Kindle? Non. J’aime tout ce qui se rapporte à un livre — son toucher et son odeur. Je pense qu’il y aura toujours des livres, et je pense que le monde est largement assez grand pour accueillir à la fois les livres et les Kindle.
Que souhaitez-vous pour l’avenir de l’Imagination Library? Mon espoir est simple : qu’aucun enfant n’ait jamais à grandir sans livres. Notre partenariat avec le rotary ne fait que commencer, alors je suis certaine qu’à mesure que nous nous rapprocherons, nos rêves grandiront aussi.
Quels livres avez-vous sur votre table de chevet? Je lis tout le temps, mais le seul livre qui est toujours sur ou près de ma table de chevet, c’est la Bible.
Est-ce que quelqu’un vous fait la lecture? Pour moi, la lecture est une aventure solitaire. Je me lève très tôt chaque matin. J’appelle cela mon « temps avec Dieu » — c’est tellement tranquille, et je peux lire, prier, écrire, créer. C’est un moment très spécial pour moi.
Comment vos efforts philanthropiques ont-ils inspiré votre musique? Tout ce que je fais se retrouve d’une façon ou d’une autre dans ma musique. Toutefois, je sais qu’à mesure que je mûris (je ne vieillis pas — je continue simplement à grandir et à mûrir), je veux en faire davantage avec les enfants, les divertir, m’amuser avec eux, et peut-être même en inspirer quelques-uns en cours de route. Je ne suis moi-même qu’une grande enfant, alors j’ai beaucoup de plaisir à écrire de la musique pour les enfants. Un jour, plus tard, je lancerai ma première collection pour enfants, alors restez à l’écoute!