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 Les temps forts du Conseil

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Les décisions prises par le Conseil le 29 avril.

L es délégués au Conseil de législation ont rejeté jeudi un projet visant à imposer une cotisation supplémentaire par Rotarien de 3 USD pour financer la convention annuelle du Rotary.

Carl L. Chinnery, délégué du district 6040 (Missouri, États-Unis) qui a présenté ce projet d'amendement, a expliqué que cette cotisation supplémentaire permettrait de réduire les droits d'inscription à la convention de 300 à 100 USD et renforcerait l'intérêt des Rotariens pour cette manifestation.

« La convention est un évènement important pour les Rotariens. Elle les encourage à se dépasser, à faire des dons plus importants et ils en reviennent avec une énergie renouvelée, a expliqué M. Chinnery. Nous espérons que le plus grand nombre y assiste mais les coûts de la convention sont prohibitifs. Il semble équitable que tous les Rotariens en financent les coûts et ce, pour le prix somme toute d'un café. »  

Les partisans du projet ont estimé que des coûts d'inscription réduits augmenteraient le nombre de participants de 2 000 à  3 000 Rotariens et invités.

Le président élu, Ray Klinginsmith, en faveur également du projet, a indiqué que le conseil d'administration s'inquiétait du faible nombre de participants à la convention qui n'a pas, depuis 2005, dépassé les 20 000.

Les opposants au projet ont, eux, argué qu'il serait inéquitable que 98 % des Rotariens payent les coûts d'une réunion à laquelle seulement 2 % assistent. Ils étaient également opposés à une nouvelle augmentation au moment même où le Conseil a déjà approuvé mardi une augmentation d'un dollar des cotisations per capita payées par les clubs au Rotary.

« Le Rotary coûte déjà très cher, a dit Kasemchai Nitiwanakun, du district 3350 Thaïlande, Cambodge). Les Rotariens ne devraient pas à avoir à payer plus de cotisations qui ne bénéficieront qu'à 10 000 à 20 000 personnes. »  

Le Conseil a également :

  • approuvé de réduire de 34 à 17 le nombre de membres de la commission de nomination du président du Rotary. Les partisans du projet ont cité des questions de coûts et de logistique. « Avoir trente-quatre zones représentées réduit l'efficacité de la commission et coûte trop cher, » a dit John Örtengren du district 2350 (Suède).
  • rejeté un projet d'amendement visant à réduire les cotisations pour les membres de moins de 40 ans. Les partisans étaient d'avis que ce projet attirerait des nouveaux membres plus jeunes tandis que les opposants ont rappelé que les clubs devraient plutôt faire preuve de plus de créativité pour recruter des jeunes.
  • rejeté un projet d'amendement visant à étendre le mandat du gouverneur à 2 ans, l'idée étant que les gouverneurs n'ont pas le temps en un an de se rendre dans chaque club du district et de mener à terme leurs actions. Les opposants ont eux soutenu que cette extension créerait des difficultés familiales et professionnelles aux gouverneurs.
  • approuvé, après une heure de débats, un amendement donnant autorité au conseil d'administration du Rotary de prendre des mesures pour limiter le nombre de plaintes électorales issues d'un même district. Cet amendement autorise le conseil à prendre l'une ou plusieurs des mesures suivantes si l'élection du gouverneur a provoqué des contestations à au moins deux reprises sur une période de 5 ans et si le conseil est convaincu qu'il y a eu violation du règlement intérieur du Rotary et de la procédure de contestation d'élections : 1) disqualifier le gouverneur nommé et nommer à la place un ancien gouverneur, 2) démettre de ses fonctions tout gouverneur ayant entravé le processus électoral et 3) déchoir de son titre un ancien gouverneur qui aurait entravé le déroulement d'une élection. L'amendement permet également au conseil de dissoudre un district et de rattacher ses clubs aux districts voisins si l'élection du gouverneur a provoqué des contestations à au moins 3 reprises sur une période de 5 ans. Le conseil a expliqué que cet amendement était nécessaire pour réduire le nombre de plaintes électorales et donc les coûts encourus par le Rotary pour les traiter. Les opposants au projet ont eux soutenu qu'il pénaliserait les clubs pour avoir exercé leur droit de déposer une plainte électorale jugée nécessaire.  

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