Un couple lutte contre la pauvreté dans les villages
Par Diana Schoberg
Actualités du Rotary International - 12 mai 2009
Kathleen Mayhew, présidente du Rotary club de Sebastopol, en compagnie de villageois à Kiranga (Ouganda). Avec son mari Frank, elle a élaboré le modèle « Adopter un village ».
Photo : avec l'aimable autorisation du Rotary club de Sebastopol
Frank et Kathleen Mayhew du Rotary club californien de Sebastopol encouragent les Rotariens à utiliser une autre approche pour lutter contre la pauvreté car son élimination est « la condition sine qua non à la paix dans le monde ».
À cette fin, les Mayhew proposent le modèle « Adopter un village » dans le cadre duquel un club d'un pays en développement choisit un village, analyse ses besoins et conçoit une action avec des volets santé, production alimentaire et éducation (le volet santé comporte des éléments eau potable et prévention du paludisme, le cas échéant). Puis un club adopte le village et s'implique dans les trois volets de concert. Une action coûte en moyenne 30 000 dollars et peut être financée par une subvention de contrepartie de la Fondation.
Des villages kényans, nigérians, philippins et ougandais ont ainsi reçu l'aide de clubs canadiens, anglais et américains. Les Mayhew qui font des présentations dans les clubs nord-américains servent d'intermédiaires mais ils encouragent également les clubs à mettre eux-mêmes le concept en place.
« Le Rotary propose des subventions 3-H d'un montant énorme mais personne n'a pensé à des subventions multi-volets, dit Frank Mayhew qui préside aussi la sous-commission Subventions du district 5130. Les gens sont surpris du concept mais il a du sens. »
Une équipe EGE adopte un village
Lorsqu'une équipe Échange de groupes d'étude du district 5130 (Californie) a séjourné dans le district 9110 (Nigeria), elle a visité le village d'Ijado, site potentiel de « Adopter un village », où ils ont noté l'absence d'un dispensaire, des allers-retours incessants pour s'approvisionner en eau et un taux d'alphabétisation de moins de 10 %.
« Nous sommes revenus avec une nouvelle passion, dit Susan Cole, chef d'équipe et membre du club de Windsor. Parler aux femmes du village a été un moment très émouvant. C'est plus qu'une action. Cela devient personnel. »
Cet article a paru initialement dans le numéro d’avril 2009 de
Rotary World .