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 Un début difficile pour le Rotary au Québec


 
 

L ’implantation des Clubs Rotary au Québec a été lente et difficile. On peut attribuer cela à des raisons historiques et culturelles.

Jusqu’à la fin des années 1960, l’Église catholique qui avait une influence très marquée au Québec, était contre toute organisation non confessionnelle, craignant que cela ne diminue son influence, interfère avec la ferveur des fidèles et ne les distrait de la foi catholique.

Les quelques rares clubs furent fondés principalement dans les grandes villes par des citoyens anglophones, souvent de foi protestante.

Le Montreal Rotary Club (1913) et le club Rotary de Québec (1919) étaient de ceux là. La majorité de leurs affaires était traitées en anglais. Ils recrutaient dans leurs contacts d’affaires et ne favorisaient pas vraiment la création d’autres clubs, préférant garder à leur petit groupe le privilège et le prestige d’être Rotarien. Quand ils recrutaient de nouveaux membres, ils cherchaient des gens qui parlaient l’anglais. Le Rotary était considéré comme une organisation anglophone.

Le facteur de la langue était et est encore quelquefois un obstacle au développement d’un club. Même dans notre district 7790, jusqu’à l’instauration de la traduction simultanée dans les rencontres vers 1990, les francophones unilingues ne se sentaient pas à l’aise. Tous les règlements, procédures, documents et certificats étaient en anglais.

La tendance nationaliste chez les québécois, même chez ceux qui ne sont pas séparatistes, les rend très frileux à tout ce qui est anglophone. Dans certains clubs, le seul fait de chanter l’hymne national canadien aux rencontres, boycotté par les nationalistes québécois, causait des problèmes de recrutement.

Malgré ces difficultés, le district 7790 a connu deux périodes remarquables pour l’expansion du Rotary grâce au travail colossal et le dévouement sans borne de deux Rotariens convaincus.

La première période se situe entre 1940 et 1950 alors que Arthur Lagueux, membre du club Rotary de Québec, ancien gouverneur du district 7790 et ensuite Président du Rotary International en 1950-1951 a fondé plusieurs clubs et recruté de nombreux membres.

La seconde grande poussée a eu lieu vers 1990, grâce à Jacques Châteauvert, également du club de Québec et qui a été Gouverneur du district 7790 en 1992-1993.

En somme, les facteurs qui ont contribué au fait qu’au Québec il y ait moins de clubs Rotary avec moins de membres que dans le reste du Canada, semblent être d’origine historiques et culturelles, doublés d’un manque de visibilité et de leadership des premiers clubs et leur peu d’empressement à en fonder d’autres. Il est en effet remarquable que malgré ces obstacles, l’effort et le dévouement de deux Rotariens convaincus, à des époques différentes, a permis la mise sur pied de nombreux clubs et de recruter des nouveaux membres.


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