Rotary.org: Président du Rotary - Messages

Président du Rotary


Messages mensuels

 
 

Mai 2012

Mes chers amis,

Lorsque nous parlons de renforcer l’effectif, nous savons tous que le fait d’accueillir de nouveaux membres dans un Rotary club n’est que le commencement d’un long processus. Transformer un nouveau membre en fervent Rotarien nécessite des efforts bien plus importants et la première étape consiste à l’impliquer dans la vie du club.

Tout membre d’un club doit savoir que nous comptons sur lui et qu’il doit avoir un rôle à jouer. Après tout, quelles sont les raisons qui nous ont poussées à rejoindre le Rotary ? Nous sommes devenus Rotariens pour avoir un impact réel dans le monde. Nous apprécions bien sûr le Rotary pour ce qu’il est en mesure d’accomplir dans les collectivités, mais cela n’est pas suffisant à la longue. Savoir que nous avons un impact et que nous sommes en mesure de transformer des vies est la raison qui nous pousse à rester Rotarien malgré nos emplois du temps chargés. Quelle que soit notre ancienneté, nous souhaitons nous épanouir au Rotary, trouver de nouvelles manières d’aider les autres et adopter des changements positifs autant que nous le pouvons. C’est cela qui donne une valeur ajoutée à notre action rotarienne.

Que nous soyons nouveau membre ou plus ancien, chacun d’entre nous peut trouver des moyens de s’impliquer davantage dans l’action citoyenne – au niveau du club, du district et au delà. Les Amicales d’action du Rotary permettent de tirer profit de compétences ou d’intérêts particuliers et de les utiliser d’une manière qui permettra de regrouper des Rotariens du monde entier autour d’un objectif commun.  Que vous soyez passionné par l’eau et l’assainissement, le microcredit ou la prévention de la cécité, que vous désiriez apporter bénévolement vos compétences de dentiste ou participer à l’organisation d’une collecte de sang, il y a de fortes chances qu’une Amicale d’action du Rotary vous corresponde parfaitement. Et si ce n’est pas le cas, pourquoi de pas en créer une vous-même ? Je vous invite à consulter www.rotary.org/actiongroups pour en savoir plus sur les Amicales d’action.

Le Rotary est - et restera - une organisation dont l’existence repose avant tout sur ses clubs. Le but du Rotary International n’est pas de les diriger mais de rester en contact avec eux, de les informer et de les soutenir. Chaque club et chaque Rotarien est libre de choisir sa manière de servir autrui.

Restez fidèles à votre vision et à vos ambitions. Informez-vous des défis de notre monde et utilisez la force et l’énergie que le Rotary vous donne pour y répondre. Chacun de nous a en lui un potentiel énorme et peut tant accomplir s’il puise en lui pour embrasser l’humanité .


April 2012

Mes chers amis,

Vous pourrez vous informer dans ce numéro du travail du Rotary pour combattre un des maux les plus terribles de notre époque : la faim dans le monde. Lorsque le manque de nourriture est évoqué, les problèmes sont presque toujours locaux. Nous produisons dans le monde assez d’aliments pour nourrir l’humanité. Le problème est de l’acheminer là où elle fait défaut et d’aider les populations des régions les plus pauvres à atteindre un certain niveau de sécurité alimentaire.

Dans de nombreuses régions du monde, l’agriculture de subsistance demeure la seule manière de produire des aliments. Quelques mois de sécheresse ou un orage violent peuvent avoir des conséquences désastreuses. Il est également regrettable de constater que les régions du monde où les stocks de vivres sont les plus vulnérables sont souvent celles dont on parle le moins lorsqu’une catastrophe survient.

Les meilleurs atouts dont le Rotary dispose sont notre présence sur le terrain, notre capacité à évaluer les besoins et à réagir en cas de crise ainsi que notre volonté d’adopter une approche sur le long terme et de nous concentrer sur les causes de la faim.

Nous avons tous un rôle à jouer dans le combat du Rotary contre la faim dans le monde et comme toujours, le travail des Rotariens au niveau local est essentiel. Il ne fait aucun doute qu’en termes de pauvreté et de faim, notre travail doit tout d’abord se concentrer sur l’Afrique et pour cette raison le Rotary doit s’y développer.

L’initiative du Rotary Tendre la main à l’Afrique a pour objectif d’accroître l’effectif de notre organisation sur ce continent, de mobiliser les Rotariens africains à répondre aux besoins locaux et de sensibiliser les Rotariens des pays industrialisés aux besoins de cette région du monde. Son but est également de mettre en contact ceux qui ont besoin d’aide avec ceux qui désirent apporter leur soutien, mais ne savent pas par où commencer.

Il est clair que les obstacles à la sécurité alimentaire sont importants. mais ils n’en demeurent pas moins surmontables. Le modèle proposé par le Rotary est peut-être l’un des vecteurs de développement les plus prometteurs – à la condition que nous poursuivions nos efforts afin que notre organisation devienne un agent de changement encore plus efficace.


Mars 2012

Mes chers amis,

En juillet dernier, dans mon premier message pour ce magazine, je citais Ghandi : « Vous devez être le changement que vous voulez voir dans le monde ». Au cours de mes voyages les mois suivants, j’ai pu me rendre compte combien les Rotariens donnaient à ces mots toute leur valeur.

Apporter des changements positifs signifie, au plus, utiliser notre savoir-faire et nos ressources pour résoudre un problème. Mais cela ne suffit pas lorsqu’il s’agit de résoudre durablement des problèmes humanitaires. Nous devons aussi nous rappeler d’ajouter à nos actions une composante de pérennité.

Une solution durable doit continuer à répondre à un besoin même après le départ des Rotariens ayant mis en œuvre l’action. Cela signifie que la collectivité bénéficiaire doit se l’approprier et être capable par exemple d’assurer l’entretien d’un équipement sans avoir recours au Rotary.

Pour cela, il faut tout d’abord comprendre les besoins. Prenons par exemple le problème posé par le combustible des fours de cuisson utilisés dans la plupart des pays en développement. Dans la plupart des cas, les fours solaires sont la solution : ils sont peu coûteux, facile à utiliser et à entretenir, et ils fonctionnent avec une source d’énergie gratuite, non-polluante et intarissable.

Mais avant de distribuer des fours solaires, nous devons nous assurer de bien connaître la situation au-delà du seul problème de combustible. Peut-être ne sont-ils pas adaptés à la cuisson à haute température de certains aliments locaux ? Peut-être sont-ils trop légers pour fonctionner par vent violent ? Peut-être est-il de coutume dans certaines régions de cuisiner après le coucher du soleil ? Si vous n’avez pas pensé à ces questions, il est certain que les fours solaires seront rapidement utilisés à d’autres desseins que la cuisson des aliments.

Lorsque nous tentons d’apporter une solution, nous ne pouvons pas nous contenter de dire « Ma solution est la meilleure ». Nous devons d’abord écouter et observer. Ce n’est qu’en faisant preuve d’ouverture d’esprit que nous pourrons aider les autres grâce à notre savoir-faire, notre engagement et notre persévérance à tenir nos promesses.


Février 2012

Chers amis,

En novembre dernier, j’ai eu l’occasion de m’exprimer au cours du colloque de zone de Calcutta dont le thème était la paix et les moyens dont dispose le Rotary pour la construire. J’ai commencé à travailler sur mon allocution peu après avoir accepté l’invitation qui m’avait été lancée et, compte tenu du travail accompli par les Rotariens dans ce domaine, j’avais bien peur de dépasser le temps qui m’était imparti.

Avant de me rendre à Calcutta, je suis intervenu lors d’une conférence sur l’eau à Tel Aviv. Cette manifestation a rassemblé Rotariens et non Rotariens qui se sont penchés sur les problèmes posés par une population mondiale en constante augmentation, alors que les ressources en eau se font de plus en plus rares. Avant de présenter les efforts du Rotary dans ce domaine, il m’a fallu expliquer ce qu’est et ce que fait le Rotary parce que mon auditoire, bien que composé de chercheurs et d’hommes d’affaires, n’avait dans sa majorité jamais entendu parler de notre organisation.

Alors que je quittais Tel Aviv, je me suis mis à repenser à mon discours de Calcutta parce que notre travail de construction de la paix dépend également de la connaissance que le public a de nous. Nous avons réussi dans notre entreprise contre la polio parce que le Rotary est présent là où les gouvernements et la majorité des organisations non gouvernementales ne peuvent pas aller, et cela tout en ayant la confiance des populations que nous aidons.

Le Rotary n’œuvre pas en faveur de la paix en négociant des traités ou en manifestant dans la rue. Nous le faisons en montrant l’exemple, en travaillant ensemble indépendamment de notre nationalité ou de nos origines et en faisant passer les besoins des autres devant les nôtres . Nous le faisons en traitant les problèmes qui constituent des obstacles à une vie normale et paisible – le manque d’eau ou de système d’assainissement, la pénurie de logements peu onéreux, l’absence de coopération entre communautés, ou le manque d’éducation et de soins de santé . Tout ce que nous entreprenons repose sur notre bonne réputation.

Nous avons donc la responsabilité de mieux faire connaître cette réputation. Nous devons parler du Rotary – en informant le public de notre travail, de l’impact que nous avons et des normes que nous établissons . Notre travail au Rotary traduit notre conviction qu’un monde meilleur et en paix est possible et nous devons tout faire pour faire entendre notre voix .


Janvier 2012

Mes chers amis,

Au cimetière national d’Arlington, près de Washington, se dresse un monument à la mémoire des Seabees, une unité du génie militaire de la marine américaine. On peut y lire l’inscription : « With willing hearts and skillful hands, the difficult we do at once; the impossible takes a bit longer » (Avec un cœur vaillant et des mains habiles, ce qui est difficile est fait immédiatement, l’impossible prend plus de temps).

Nous avons déjà notre propre devise au Rotary, mais si ce n’était pas le cas, je proposerais volontiers cette phrase. La force des efforts conjoints, comme Paul Harris l’a écrit, ne connait pas de limites. Lorsque nous travaillons ensemble, l’impossible devient possible.

C’est à cela que j’ai pensé il y a quelques mois en lisant un article du New England Journal of Medicine , la revue médicale la plus importante aux États-Unis. Cet article s’intitulait The Polio Endgame (La fin de la polio) et il soulignait une stratégie pour la période post-polio, y compris la gestion des risques qui se présenteront après l’éradication.

Un article tel que celui-ci n’aurait pas pu être publié il y a 30 ans. Il représente aujourd’hui un témoignage du pouvoir du dévouement, de la persistance et des efforts conjoints. L’impossible est donc devenu possible. Un monde libéré de la polio, autrefois inimaginable, se dessine devant nous.

L’éradication de la polio est à notre portée. Nous devons être prêts et l’aborder avec un Rotary fort, confiant et avec des ambitions clairement définies. Il est temps pour nous d’étudier honnêtement les réalisations de nos clubs. Nos actions sont-elles significatives, durables et pertinentes ? Nos réunions sont-elles productives et agréables ? Nos clubs accueillent-ils de nouveaux membres ? Nos activités favorisent-elles la participation des jeunes familles ? Impliquons-nous suffisamment les nouveaux Rotariens ? Leur faisons-nous la place qu’ils méritent au sein de la famille du Rotary ?

Les chiffres nous disent que, si nous accueillons assez de nouveaux Rotariens chaque année, trop nous quittent également. Pourquoi nous quittent-ils et que pouvons-nous faire pour répondre à leurs attentes ?

Il est temps de concentrer notre énergie sur nos clubs et sur la manière dont ils sont perçus. De montrer ce que réalise le Rotary et de combattre les idées reçues. Le Rotary crée des liens, il permet de faire plus. Il est un moyen de transformer notre idéalisme et notre vision en réalité .


Décembre 2011

Mes chers amis,

Fin août, nous étions, Binota et moi, au Ghana, où le vice-président du conseil d’administration de la Fondation Rotary Sam Okudzeto et des Rotariens locaux enthousiastes nous ont amenés dans le petit village de Abutia Teti, à environ 90 km d’Accra, pour inaugurer une action d’approvisionnement en eau. Nous sommes arrivés vers 11 h 00 et tous ses habitants nous attendaient. Jusqu’alors, les femmes du village devaient parcourir à pied près de 5 km pour ramener de l’eau dans des seaux. Aujourd’hui, elles peuvent s’approvisionner à un puits construit dans le village. Le Rotary s’est associé à USAID pour monter cette action simple, mais efficace. Ce qui m’a toutefois le plus frappé ce jour-là étaient les scènes familiales : hommes, femmes et enfants dansant et chantant. Je me suis alors rendu compte que la cellule familiale est importante partout dans le monde et que ce sont les familles qui constituent le tissu d’une communauté.

Cela a confirmé le bien-fondé de notre première priorité pour cette année : la famille. La vie et le quotidien y trouvent leur origine et c’est aussi là que l’action du Rotary commence. En effet, ce n’est pas l’individu mais la famille sur qui reposent la communauté – et le Rotary.

Un de mes principaux objectifs est d’encourager la participation de la famille à l’action rotarienne. Je crois fermement que le Rotary ne doit pas constituer un obstacle entre les Rotariens et leur famille. Au contraire, notre action devrait permettre de souder la famille. Dans mon cas, si Binota ne peut pas m’accompagner à une manifestation, je n’y vais pas. J’encourage donc les districts à accueillir les familles aux conférences de district, à impliquer les conjoints et enfants de Rotariens dans leurs actions et à prévoir les heures des réunions en fonction des obligations familiales. Plus la famille sera impliquée au Rotary, plus le Rotary rayonnera aujourd’hui et demain.

Alors qu’est-ce que le Rotary ? Le Rotary signifie beaucoup de choses, mais au fond il peut se résumer en ces mots : Aime ton prochain . Le Rotary est synonyme d’amour et l’amour commence en nous et avec les êtres qui nous sont les plus chers.


Novembre 2011

Chers amis rotariens,

En 1885, le Times de Londres consacre une série d’éditoriaux au centenaire de Sir Moses Montefiore, le financier et philanthrope britannique adoubé par la Reine Victoria. Ces éditoriaux mettent en valeur son honnêteté, sa générosité et sa volonté d’aider ceux dans le besoin, mais l’un d’entre eux est particulièrement édifiant.

Un jour, on demande à Sir Moses, un des hommes les plus fortunés de son époque, combien il vaut. Avant de répondre à cette question impertinente, il marque une pause, puis il donne un chiffre – bien en-deçà des attentes de son interlocuteur. Naturellement, ce dernier a peine à y croire et lui dit que ce chiffre doit sûrement être dix fois plus élevé. Alors, Sir Moses se contente de sourire et répond : « Jeune homme, vous ne m’avez pas demandé le montant de ma fortune, mais combien je valais. Alors, j’ai calculé la somme que j’ai donnée cette année aux organisations caritatives et c’est le chiffre que je vous ai donné. Vous voyez, dans la vie, votre valeur se définit uniquement par ce que vous êtes prêt à partager avec les autres. »

Alors, quand nous calculons notre propre valeur, prenons-nous en compte ce que nous avons ou la manière dont nous l’utilisons ? Lorsque nous prétendons que tous les êtres humains ont la même valeur, est-ce que nos actes reflètent nos paroles ?

Je considère qu’être Rotarien signifie que nous évaluons toutes nos ressources différemment. Quel est le plus fort impact pouvant résulter de l’emploi de ce que nous avons ? Quels sont les choix qui vont réellement nous permettre de nous enrichir ?

Au Rotary, nous sommes parfaitement conscients des besoins qui minent certaines régions du monde. Et nous savons tous ce que nous pouvons accomplir par le biais de notre Fondation Rotary. Nous pouvons changer des destins, nous pouvons restaurer l’espoir, nous pouvons forger l’avenir – si nous le choisissons.

Dans la vie, tout se ramène à des choix. Nous pouvons choisir de fermer les yeux en face des besoins des autres, de profiter des biens que nous avons amassés ou de déclarer que les problèmes des autres ne nous concernent pas. Mais nous pouvons également choisir de regarder au-delà des distances qui nous séparent, de notre couleur de peau, de notre langue, de notre mode d’habillement ou de notre culture pour voir des gens qui partout nous ressemblent et décider de ne pas les ignorer.


Octobre 2011

Mes chers amis,

Vous allez avoir l’occasion de découvrir ce mois-ci dans votre magazine rotarien la merveilleuse ville de Bangkok, hôte de notre convention en 2012. Je vous invite à m’y rejoindre, ainsi que ma famille et vos camarades rotariens, dans le cadre de cette manifestation inoubliable qui a lieu cette année dans l’un des lieux les plus fascinants de notre monde.

La Thaïlande est unique et véritablement le pays des milles sourires. Vous y serez accueillis chaleureusement par nos hôtes rotariens et leurs amis, jeunes et moins jeunes, venus du monde entier. Bangkok pourra également être votre porte d'accès pour explorer l’Asie du sud-est. Les Rotariens des pays plus proches en profiteront eux pour découvrir les nombreuses options en matière de restauration, de shopping et de tourisme qu'offre cette importante capitale culturelle.

Mais la principale raison de votre visite sera bien de participer du 6 au 9 mai 2012 à la convention du Rotary, le point d'orgue de l'année rotarienne.

Tout au long de l'année nous sommes allés à la rencontre d'autres Rotariens. La convention nous donne la chance de les voir rassemblés en un même lieu, d'écouter leurs langues, de les rencontrer et de découvrir toutes les actions de l'année écoulée. Rien ne symbolise mieux l'internationalité du Rotary que notre convention, et aucune autre réunion n'a une telle force d'inspiration.

Je crois sincèrement que toute manifestation rotarienne doit être un moment à partager en famille. C’est pourquoi Binota et moi avons prévu de venir avec nos enfants et petits-enfants. Pourquoi n'en feriez vous pas autant en incluant la convention à votre itinéraire de vacances ? Le programme est riche en activités pour tous les goûts et nous pourrons partager notre passion du Rotary avec nos familles.

Chaque année, je me rends avec joie à la convention pour y retrouver de vieux amis et m'en faire de nouveaux, célébrer nos succès et m'enrichir de nos expériences. À chaque occasion, j'en repars fier du Rotary, impatient de continuer à servir.

La convention de Bangkok promet d’être la meilleure convention que le Rotary n’ait jamais connue. Je vous demande donc de vous y inscrire sur www.rotary.org/fr/convention et de commencer à préparer votre voyage.


Septembre 2011

Mes chers amis,

Si l’année 2011-2012 devait être une couleur, ce serait le vert. Pourquoi le vert me direz-vous ? Parce que le vert est la couleur du printemps, du renouveau. Et il ne fait aucun doute qu’il est temps de rendre le Rotary plus « vert », d’en remplacer la palette de gris par des tons plus lumineux.

Seuls 11 % des Rotariens ont moins de 40 ans, alors que 68 % d’entre eux ont plus de 50 ans et 39 % plus de 60 ans. Il est facile de comprendre où cela va nous mener dans 10, 20 ou 30 ans si nous ne faisons rien dès aujourd’hui. Recruter de nouveaux membres n’est pas suffisant. Nous devons attirer des membres plus jeunes qui apporteront une nouvelle dynamique et une nouvelle vigueur à notre organisation.

Comment pouvons-nous attirer des membres plus jeunes, si différents des jeunes professionnels d’il y a une ou deux générations ? Nous devons aller où ils se trouvent et, pour la plupart des jeunes d’aujourd’hui, il s’agit d’Internet, de Facebook, de Twitter ou de leurs Smartphones. Un club sans présence sur Internet n’existe tout simplement pas à leurs yeux. Le site Web d’un club est sa vitrine et elle se doit d’être attractive.

Plus que tout, je pense que nous avons besoin de revenir à l’idée de famille du Rotary. Les Rotariens et leurs familles, mais aussi les Rotaractiens, les Interactiens, les participants au Youth Exchange, les anciens de la Fondation, etc. Nous devons penser la fidélisation comme une idée qui ne s’applique pas aux seuls Rotariens, mais à l’ensemble de la famille du Rotary.

Trop souvent, nous cherchons de nouveaux membres à l’extérieur de l’organisation et nous ne voyons pas nos propres jeunes attendant que nous fassions appel à eux. Nous devons leur prêter attention et trouver les nouveaux membres capables et enthousiastes qui seront les futurs présidents de club, gouverneurs et dirigeants du Rotary.

Nous le devons à notre famille du Rotary – passée, présente et future – pour nous assurer que notre génération de Rotariens n’est pas la dernière. Nous devons, au sens premier du terme, puiser en nous pour embrasser la famille du Rotary, et ainsi pouvoir embrasser l’humanité.


Août 2011

Mes chers amis,

Un vieux dicton indien dit ceci : « Aider votre prochain à traverser une rivière vous permet de la traverser également ». En effet, vous découvrez bien souvent que vous profitez de l’aide que vous apportez aux autres.

Chacun d’entre-nous a rejoint le Rotary pour servir autrui et a pu apprécier en retour l’amitié et l’esprit de camaraderie. En août, mois que nous dédions à l’effectif et à l’expansion, nous nous concentrons sur la diffusion du message du Rotary. En servant comme il se doit, c'est-à-dire en faisant parler de nous, nous nous rapprochons de notre objectif d’un Rotary plus fort et plus dynamique pour les générations futures.

L’image publique et l’effectif sont étroitement corrélés et nous devons confronter une triste réalité : trop de personnes intelligentes, éduquées et impliquées n’ont aucune idée de ce qu’est le Rotary. Malgré le travail des Rotary clubs, de nombreuses personnes ne connaissent pas leur existence, ce qui est dommageable pour l’avenir de notre organisation.

Servir autrui est la première étape essentielle, mais ce n’est qu’un début. Nous devons nous rendre plus visibles et utiliser les outils de communication d’aujourd’hui, tels que les réseaux sociaux Twitter ou Facebook. Nous devons nous assurer que nos clubs sont présents sur Internet. Mais avoir un site Web n’est cependant pas suffisant. Il doit être mis à jour régulièrement et être attractif. Il doit refléter notre travail et pousser les membres potentiels à franchir le pas.

Le Rotary, nous le savons, a beaucoup à offrir. Il ne tient qu’à nous de faire savoir au plus grand nombre que nous sommes une organisation formidable et de leur montrer comment intégrer le Rotary à leur vie. Servir prend du temps, et le temps est de nos jours un bien précieux. Pour cette raison, nous devons nous assurer que le temps que nous consacrons au Rotary a de la valeur et est gratifiant. En puisant en nous-mêmes et nos clubs et en prenant conscience de notre puissance, nous serons en mesure de faire progresser nos collectivités – et également le Rotary.

Kalyan Banerjee
Président du Rotary International


Juillet 2011

Mes chers amis,

Au Rotary, nous cherchons tous à changer le monde. Sinon, pourquoi serions-nous Rotariens ? Grâce à nos actions, nous pensons pouvoir rendre les être humains plus heureux et en meilleure santé ainsi que leur permettre de vivre en paix.

En 2011-2012, le thème du Rotary sera Puisez en vous pour embrasser l’humanité . Je vous demande donc de méditer pour prendre conscience que l’humanité tout entière partage les mêmes rêves, espoirs ou aspirations et fait face aux mêmes problèmes. Lorsque nous nous rendons compte que les besoins des autres sont identiques aux nôtres, nous commençons à comprendre l’importance de notre travail. Au cours de l’année à venir, nous mettrons l’accent sur trois aspects du service rotarien.

Notre première priorité sera la famille. La famille et le foyer sont au cœur de notre travail – tout part de là. À travers elle nous nous approcherons de nos communautés et bien sûr de l’humanité, au sens d’une grande famille au sein de laquelle chacun se soucie de son prochain. Que ce soit en période de joie ou de besoin, personne ne sera plus jamais seul.

Notre deuxième priorité sera la continuité – exploiter ce que nous faisons déjà bien et passer la vitesse supérieure. Nous devons construire sur la base de nos succès, les étendre et s’efforcer d’en faire encore plus. Bien sûr, notre plus grande obligation reste l’éradication de la polio de laquelle nous sommes désormais si proches.

Notre troisième priorité sera la changement. Nous devons commencer par incarner le changement que nous voulons voir dans le monde. Si nous voulons la paix, nous devons d’abord être en paix avec nous-mêmes. Nous ne pouvons pas nous adresser au monde sans s’être d’abord préoccupé de ceux qui nous entourent, dans nos foyers, nos clubs et nos collectivités.

Comme l’a dit Gandhi : « Vous devez être le changement que vous voulez voir dans le monde. » Au Rotary, nous nous efforçons de maintenir une éthique et une honnêteté au quotidien, de partager l’amitié et la bonne entente, et de reconnaître la valeur de chaque être humain. Nous ne nous intéressons pas au plus petit dénominateur commun, car le Rotary et les Rotariens sont hors du commun. C’est pourquoi nous devons travailler à nous élever pour élever le monde.

Ensemble, nous allons Puiser en nous pour embrasser l’humanité . Et dans la paix, l’harmonie et l’amitié, nous allons changer le monde.

Kalyan Banerjee
Président du Rotary International